Exploiter des chiffres : pourcentages, taux, graphiques annotés
14 min de lectureAu programme du concours d’agent administratif des Finances publiques
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Vrai ou faux ?
Le taux d'évolution se calcule en divisant l'écart par la valeur de départ.
Un dossier de cas pratique porte presque toujours des tableaux, des séries et des pourcentages, et l'une des questions demande de les faire parler. Ce n'est pas une épreuve de mathématiques : les calculs restent ceux du collège, la calculatrice est autorisée, et ce que le correcteur note, c'est la justesse du calcul, la précision de la lecture et la capacité à commenter un chiffre sans le déformer.
À retenir
- Quatre calculs suffisent à la quasi-totalité des questions : la proportion (part dans un total), le taux d'évolution, le coefficient multiplicateur et la moyenne — simple ou pondérée.
- Taux d'évolution = (valeur d'arrivée − valeur de départ) ÷ valeur de départ, exprimé en pourcentage. Le dénominateur est toujours la valeur de départ.
- Une variation de points de pourcentage n'est pas une variation en pourcentage : passer de 20 % à 25 %, c'est +5 points, soit +25 % en valeur relative.
- Les évolutions successives ne s'additionnent pas : +10 % puis −10 % ne ramène pas au point de départ, mais à 99 % de la valeur initiale (1,10 × 0,90).
- Calculatrice autorisée si elle est non programmable ou en mode examen ; poser le calcul sur la copie reste utile, car un calcul juste mal recopié se repère et un raisonnement visible peut sauver des points.
- Lire un graphique commence par ses trois éléments de cadrage : ce que mesure l'axe vertical, la période couverte, l'unité — un axe qui ne part pas de zéro exagère visuellement les écarts.
- Commenter, c'est dire le sens général, l'ordre de grandeur et la rupture notable, en citant le chiffre exact et sa source dans le dossier ; recopier une colonne entière ne vaut pas commentaire.
Les quatre calculs qui reviennent
| Calcul | Formule | Exemple |
|---|---|---|
| Proportion | partie ÷ total × 100 | 12 000 sur 48 000 = 25 % |
| Taux d'évolution | (arrivée − départ) ÷ départ × 100 | De 48 000 à 52 800 : +10 % |
| Coefficient multiplicateur | arrivée ÷ départ | 52 800 ÷ 48 000 = 1,1 |
| Moyenne pondérée | somme (valeur × poids) ÷ somme des poids | (12 × 3 + 16 × 2) ÷ 5 = 13,6 |
Le coefficient multiplicateur est l'outil le plus économique : une hausse de 10 % correspond à ×1,1, une baisse de 10 % à ×0,9, et deux évolutions successives se combinent par multiplication. C'est ce qui permet de répondre en une ligne à « quelle est l'évolution globale sur trois ans » quand le dossier donne trois taux annuels.
Les recettes passent de 48 000 € en 2023 à 52 800 € en 2024, puis à 50 160 € en 2025. Taux 2023-2024 : (52 800 − 48 000) ÷ 48 000 = +10 %. Taux 2024-2025 : (50 160 − 52 800) ÷ 52 800 = −5 %. Évolution globale : 1,10 × 0,95 = 1,045, soit +4,5 % sur deux ans.
Les pièges de lecture
Confusions fréquentes
- Points de pourcentage et pourcentage
- Un taux qui passe de 20 % à 25 % augmente de 5 points, soit de 25 % en valeur relative. Écrire « une hausse de 5 % » là où il s'agit de 5 points est l'erreur la plus fréquente, et le correcteur la cherche.
- Les évolutions successives ne s'additionnent pas
- +10 % puis −10 % donne 1,10 × 0,90 = 0,99, soit une baisse de 1 % au total. Additionner les taux revient à ignorer que le second s'applique à une base différente.
- Un axe tronqué exagère les écarts
- Un graphique dont l'axe vertical commence à 90 au lieu de 0 fait paraître spectaculaire une variation de quelques points. Le signaler dans le commentaire est apprécié.
- Une valeur absolue et une part ne racontent pas la même histoire
- Un poste peut augmenter en euros tout en diminuant en part du total, si l'ensemble progresse plus vite. Préciser lequel des deux on commente évite une contradiction apparente.
- Les unités et les millésimes se recopient
- Milliers ou millions, euros courants ou constants, année civile ou exercice : une confusion d'unité fausse le résultat sans que le calcul soit faux. La source du chiffre se cite (« document 3, tableau 2 »).
Lire, commenter et produire un graphique
| Ce qu'on veut montrer | Forme adaptée |
|---|---|
| Une évolution dans le temps | Courbe |
| Une comparaison entre catégories | Barres |
| Une répartition d'un total | Secteurs, ou barres empilées si les catégories sont nombreuses |
| Un écart entre prévu et réalisé | Barres appariées |
Un graphique produit en copie se juge sur quatre éléments : un titre qui dit ce que montre le graphique, des axes nommés avec leur unité, une source, et une annotation qui souligne le point important. Le tracé peut être approximatif — c'est une copie, pas un tableur — mais ces quatre éléments doivent y être. Le sujet zéro 2026 attend précisément un document d'une page avec graphique annoté.
Commentaire attendu : « Les recettes progressent de 4,5 % entre 2023 et 2025 (48 000 € à 50 160 €, document 3). La progression n'est pas régulière : après une hausse de 10 % en 2024, l'année 2025 marque un repli de 5 %. La part du poste principal reste stable, autour du quart du total. »
Arrondir de façon cohérente et le dire une fois (« chiffres arrondis au dixième de point ») : une copie qui alterne trois décimales et l'entier donne l'impression d'un calcul mal maîtrisé, même quand il est juste.
Se tester : vrai ou faux ?
Décidez si l’affirmation est vraie ou fausse, puis ouvrez le corrigé.
1.Le taux d'évolution se calcule en divisant l'écart par la valeur de départ.Voir le corrigé
Vrai
(arrivée − départ) ÷ départ × 100 ; diviser par la valeur d'arrivée est l'erreur de dénominateur la plus courante.
2.Un taux qui passe de 20 % à 25 % a augmenté de 5 %.Voir le corrigé
Faux
Il a augmenté de 5 points de pourcentage, ce qui représente une hausse de 25 % en valeur relative.
3.Une hausse de 10 % suivie d'une baisse de 10 % ramène à la valeur initiale.Voir le corrigé
Faux
1,10 × 0,90 = 0,99 : il reste une baisse de 1 %, parce que la seconde évolution s'applique à une base plus élevée.
4.La calculatrice est autorisée au cas pratique si elle est non programmable ou en mode examen.Voir le corrigé
Vrai
C'est la règle rappelée par le sujet zéro 2026 ; poser le calcul sur la copie reste utile pour rendre le raisonnement visible.
5.Un graphique dont l'axe vertical ne commence pas à zéro exagère visuellement les écarts.Voir le corrigé
Vrai
Le signaler dans le commentaire montre une lecture critique du document, appréciée par le correcteur.
6.Recopier fidèlement les colonnes d'un tableau constitue un commentaire de document.Voir le corrigé
Faux
Commenter, c'est dégager le sens général, l'ordre de grandeur et la rupture notable, en citant les chiffres utiles et leur source.
Textes de référence
- Sujet zéro 2026 — épreuve d'admissibilité (cas pratique) du concours commun de catégorie C — DGFiP — rejoindrelesfinancespubliques.economie.gouv.fr (nouvel onglet)
- Arrêté du 12 avril 2016 relatif à l'organisation, à la nature et au programme des épreuves des concours pour le recrutement de personnels de catégorie C des ministères économiques et financiers (version consolidée au 28 mars 2026) — Légifrance (nouvel onglet)
- Rapport du jury 2025 — concours commun de catégorie C, branche administrative — DGFiP — ENFiP (nouvel onglet)
- Agent administratif principal des Finances publiques de 2e classe externe — DGFiP (page officielle du concours) — economie.gouv.fr — ministères économiques et financiers (nouvel onglet)
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